Distinguer le contrat de maison du projet complet
Commencez par le prix contractuel de la maison et sa notice. Repérez les études, l’adaptation au sol, les équipements et les finitions qui y sont inclus. Identifiez ensuite les dépenses du maître d’ouvrage : acquisition, assurance, taxes, financement, travaux réservés et aménagements exclus selon le contrat.
La même dépense ne doit pas figurer à la fois dans un forfait du constructeur et dans une ligne annexe ajoutée par précaution. À l’inverse, une mention générale comme raccordements prévus ne précise pas nécessairement tous les travaux et frais entre réseau public et intérieur de la maison.
Construire un tableau vérifiable
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| Famille | Détail à documenter |
|---|---|
| Études et préparation | Prestataire, livrable, parcelle et hypothèses |
| Sol et structure | Fondations, terrassement et adaptation réellement prévus |
| Enveloppe | Murs, couverture, menuiseries, isolation et étanchéité |
| Équipements | Électricité, plomberie, chauffage et ventilation |
| Finitions | Revêtements, peintures, sanitaires et placards selon notice |
| Hors contrat | Travaux réservés, réseaux externes, taxes et extérieurs |
Ajoutez les colonnes inclus, exclu, à chiffrer, source du montant et date de paiement. Le résultat sert autant à repérer un manque qu’à comparer deux entreprises. Un poste non renseigné n’est pas réputé inclus par défaut.
Lire les différences entre deux offres
Si une variante coûte moins cher, demandez quelle prestation ou quantité explique l’écart. Cela peut être une autre fenêtre, une surface différente, un équipement séparé ou une exclusion. Une différence de prix n’est pas forcément une différence de marge, et un pourcentage moyen de gros œuvre n’apporte pas cette réponse.
Exemple fictif : une offre A à 210 000 € et une offre B à 202 000 € ne sont pas comparables si B laisse 12 000 € de travaux nécessaires à votre charge. Sur ces seuls postes, B revient à 214 000 €. Il faut encore vérifier que les prestations sont équivalentes et qu’aucune autre dépense n’a été omise.
Passer du coût au calendrier
Les lots techniques ne sont pas l’échéancier réglementaire des paiements d’un CCMI. Utilisez le contrat pour déterminer les appels de fonds et ne versez pas des pourcentages supplémentaires en les interprétant comme des coûts de lots. Le budget et le calendrier sont deux tableaux complémentaires.
Conservez enfin les hypothèses et versions des devis. Lorsqu’une prestation change, mettez à jour le montant, le financement et le délai dans la même version du dossier. C’est plus fiable qu’un budget initial dont les options se sont accumulées dans des échanges séparés.